lundi 27 octobre 2014

Accepter de repartir à zéro.



<<Reid vient de recommencer à courir. Il a fait son premier 250m la semaine passée…>>

C’est la phrase qui m’a inspiré ce billet. Je parlais avec Alex Genest il y a quelques semaines. Hein, ça se place bien dans une conversation? Après sa conférence qu’il donnait sur l’alimentation (Bien se nourrir pour mieux courir!) j’ai ‘’piqué’’ une jasette de course avec lui. Il me parlait qu’il s’entraînait à Guelph, où il habite, avec Eric Gillis et Reid Coolsaet. C’est ni plus ni moins les deux meilleurs marathoniens  au pays. Reid Coolsaet 2h10.55 détient toujours le 2e meilleur temps de l’histoire au pays. Coolsaet a subi (ou aggravé) une très vilaine blessure à Londres au printemps passé.

J’ai dû recontacter Alex pour m’assurer de la distance. 250m! Oui. 0.25km! Ouchh!! Pour quelqu’un qui doit courir entre 150 et 200km par semaine ça doit être tout un choc. Mais le vrai choc ce n’est pas de repartir à 250m. C’est d’accepter notre situation. Beaucoup de coureurs blessés acceptent de recommencer à courir petit à petit, mais n’acceptent pas leur situation. Lorsque nous sommes blessés, il faut se conditionner à vouloir guérir. Ne pas ‘’espérer’' faire un demi-marathon dans 2 mois. D’accepter que nous soyons hors de combat et d’accepter que notre seul et unique objectif soit de courir. Courir??? Ben non! Guérir! Je veux voir si vous suivez. ;) Ce qui est difficile blessé c’est de sortir du monde des coureurs et entrer dans le monde des blessés. S’auto placer sur la liste des blessés.

Premièrement étape, la plus simple, mais la plus compliquée en même temps, c’est d’accepter. Accepter de couper notre volume (nb de km) et notre intensité (vitesse : intervalles et compétitions). Accepter de courir seul et à votre rythme. Accepter de renoncer à nos compétitions (déjà inscrit ou pas). Accepter de mettre nos défis, objectifs et projets de côté pour quelque temps. Et finalement, accepter la réalité et la longue et difficile période de réhabilitation physique.

Je crois personnellement, et par expérience que 95% des blessures peuvent être résolues. Je laisse un 5% pour les blessures graves (souvent non reliées à la course) et aux blessures d’usures qui sont souvent irréversibles. C’est donc dire que la reconstruction de votre corps est possible 19 fois sur 20. Imaginez comment vous êtes chanceux. Les chances de guérisons sont de votre côté.  Mais il faut les prendre ces chances. Et c’est juste vous qui avez le pouvoir. Le pouvoir de vous prendre en main dès maintenant et de consulter (surtout si ce n’est pas déjà fait). Le pouvoir de faire les exercices. Le  pouvoir d’adapter un programme de reconstruction et de le suivre comme il est recommandé de le suivre. Le pouvoir d’être à nouveau le coureur que vous étiez quelques semaines ou mois auparavant. Et vous savez quoi? Si vous réussissez, vous risquez d’être un coureur encore plus fort et encore plus protégé contre de nouvelles blessures.  Parce que vous ne voudrez pas repasser par là et prendrez tous les moyens pour devenir proactif.

Évitez la spirale des blessures. Vous les connaissez! Ils sont toujours à faire des commentaires sur les réseaux sociaux ou dans les entraînements. Vous vous dites souvent qu’ils sont toujours blessés ou pas chanceux. Et bien la majorité d’entre eux sont coincés dans la spirale. Certain l’appelleront le cercle vicieux, d’autre l’engrenage, le ‘’patern’’, bref une spirale sans fin vers le bas. Ils vous diront qu’ils ont eu une déchirure le lundi et le dimanche suivant ils sont sur la ligne de départ. Le commentaire suivant leur course sera de dire que malgré leur blessure le temps qu’ils ont fait était à la hauteur de leurs attentes. C’est malheureux de savoir que ces gens ne courront pas toute leur vie et pire dans bien des cas ça risque d’être une question d’années ou même de mois dans les cas les plus extrêmes. Triste d’entendre qu’ils ont encore du plaisir alors que nous savons tous (ceux qui sont passés par des blessures) que d’être blessé lorsqu’on tente de faire le sport que nous aimons le plus, c’est ce qui est le plus décourageant.

Mon exemple avec Reid Coolsaet est éloquent. Le #1 des coureurs au pays s’en remet à un 250m pour repartir la machine qu’il est. Donc, tous les coureurs que nous sommes, devrions comprendre et surtout suivre l’exemple du meilleur. S’il est capable de repartir à ce bas niveau, nous devrions tous être capables de faire la même chose de notre côté. Mais avant de remettre les pieds dans vos souliers, sortir sur le bitume et faire quelques pas de course, il faudra, tout comme Reid, accepter sa situation et se battre pour devenir à nouveau le coureur que vous étiez et qui sait devenir un meilleur coureur.


mardi 14 octobre 2014

Mon BromontUltra! Un 25km qui m'a laissé sur mon appétit.

  Depuis quelques semaines, j'avais augmenté mes distances et mes gains en altitude à la montagne. Y allant d'un 20km le mardi précédant avec un 800m de d+ (dénivelé). J'étais prêt! Dimanche matin. Après une belle nuit de sommeil sans stress, mon départ étant à 12:00 et demeurant à 40min de Bromont, je pouvais relaxer samedi soir et faire de même dimanche matin. On prépare l'équipement. Les souliers, les chandails, les manteaux, les gants, la tuque, les casquettes....l'automne (il faisait 2°) il faut se préparer en conséquence. Une fois l'artillerie prête, on y va pour le déjeuner. Habituellement je mange 2h avant mon départ. Cependant, comme je serai en route ou sur place, j'ai dû prendre mon repas 3h avant. Ce n’est pas très inquiétant. Après tout ce n'est pas un marathon, c'est ''juste'' un 25km. Mais pour moi c'est un 25 un peu spécial. Je n'ai jamais fait cette distance en sentiers que ce soit en entraînement ou en compétition. De plus, je ''célèbre'' ma 50e compétitions depuis que je cours en 2009. On part! En réalité c'est plus...je pars!. Les enfants ayant de leur côté leur activité respective, c'est maman qui restera avec eux.


Un p'tit 40min plus tard et hop Bromont me voilà. À première vue y'a pas grand monde. (spectateurs) Évidemment, le 160km est parti depuis plusieurs heures, en fait 24h, le 80km et le 55km ce matin et il reste mon départ pour le 25km à 12h00. Je réalise du coup que je suis dans un course qui organise un 160km. Il y a 38 coureurs qui se sont inscrits à cette course de fou. J'ai quelques connaissances-amis qui ont pris le départ. Je le dis souvent. Juste de s'inscrire et de prendre place sur la ligne de départ c'est un exploit en soit. Imaginez le terminer?! Sur le site je croise plusieurs CFB. (connaissances Facebookiennes) et des amis coureurs que je croise régulièrement durant les compétitions. C'est toujours inspirant de parler avec eux. Je croise le gagnant du 160km, Joan, et jase un peu avec lui. Il a l'air d'un gars qui vient de faire une grosse sortie avec sa bière à la main. L'homme d'endurance vient de se taper 22h00 de course. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment le corps humain peut prendre cette charge. Il est 11h15. Habituellement, lorsqu'il reste 45min avant le départ j'entre dans ma phase de préparation. Évaluation de la météo pour l'habillement, choix de chaussures (dans ce cas c'est pas trop difficile), dernière gorgée d'eau et boisson énergétique. Reste à faire un léger réchauffement (très léger). Ça ne vaut pas la peine d'aller activer ne serait-ce qu'une infime substance lactique avant le départ. Habituellement après quelques mètres en montée elle fait déjà sont apparition. Bien entendu il faut travailler avec en entraînement pour l'apprivoiser.

Reste 15min avant le départ. Réunion de course d'avant course. Pas très compliqué. Les sentiers sont à 99% secs, suivez les drapeaux roses et pas d'ours ou de couguars à se préoccuper. Cool! À Sutton il y a 3 ans, le gars m'avait marqué lorsqu'il avait dit qu'il fallait être prudent si on voyait un couguar. Fiouuuu! Pour une 2e fois cette année, j'apporte ma GoPro avec moi. J'en profite! C'est tellement déconnectant une course en sentiers. On prend place sur la ligne de départ. En fait, dans le gazon à peu près là. J'aime les départs de ''trails''!!! Rien de précis, aucune prétention, pas de stress.... Une petite jasette avec quelques connaissances, une photo avec une ''admiratrice'' à la dernière seconde (t'avais l'air contente Marie :P et c'était réciproque) et voilà le décompte. 10-9-8.....tous ensemble...3-2-1 et on part!



Déjà au départ c'est un peu la folie. Je me retrouve entre la 20-25e place. Non! Je ne me ferai pas pogner à partir comme un fou pour casser à 2km puis le regretter pour les 23 autres km. Oh que non! D'autant plus que le départ, pour les 2.5km, se fait sur un chemin de campagne. Un bel endroit pour sortir la GoPro.

C'est faux-plats tout le long. Je reprends les positions perdues. Je reprends le naturel. Je me retrouve 10e. Mon objectif: me tenir loin du premier. Et naturellement, c'est déjà fait. Le 2.5km de route est terminé. L'action commence. La 1ère montée est sous mes pieds. Ouff! Les tendons au bas des mollets sont déjà en douleur. Ok! Je me réajuste. On court avec des plus petits pas. J'ai 200m de fait dans les côtes et ça y est....je marche. À St-Donat en juin j'avais couru longtemps avant de marcher, mais je l'ai regretté vers la fin. Je me reprends cette fois-ci. Pas de honte à marcher et surtout on prend tout l'orgueil et on l'enferme à double-tour avec du gros ''docktape'' sur la bouche pour être certain de ne pas entendre sa tite voix  nous dire: <<qu'est-ce tu fais là? Tu marches?>> Ta yueule l'orgueil!

Je continue. La course reprend après un 200m de marche. Lentement, mais je cours. La douleur aux mollets commence à disparaître. La boucle du lac Gale est belle. Longue, mais très courable. Ça ressemble à certains endroits au mont St-Hilaire. 9km de fait. La boucle se termine. À ce moment je dépasse 2 coureurs. Un en course et l'autre qui s'est arrêté au premier poste de ravito. J'amorce la plus importante montée du 25km. Un 150m. Je m'y suis entraîné durant 4 semaines à faire des montées à 10km de distance. Ça paye! Je ne marcherai que sur quelques mètres. Je cours toujours. Je prends une place. Un coureur mal en point (semble être tombé par la couleur de son linge)
Là, pu grand monde au-devant. Si mes calculs sont bons, je suis 7e. Tout à coup je dépasse une fille que je n’avais pas remarquée au départ...elle marchait??? 11km de fait et maintenant en 6e place. Je commence à penser que je vais devoir oublier le top5 puisque même dans la longue descente je ne vois rien au loin. Et puis à quelques mètres du retour sur la route (12e km) j'aperçois au loin un chandail orange fluo. Il y a un 1km à faire. J'aurais pu clencher et ne pas faire ma course. Les 49 courses précédentes m'ont appris que je dois faire ma course et pas celle des autres. Surtout en sentiers puisque les repères sont souvent déformés.


 Nous retournons au départ. (ou croisons ce que va être l'arrivée dans 10km) Parlant de repères, les organisateurs parlaient d'une première boucle de 15-16km avant de revenir au point départ-arrivée. M'approchant à grands pas, je remarque sur ma montre que j'ai seulement 13.5km..??? Je sais qu'en sentiers il peut y avoir des dispersions de distances, mais de 2.5km à 3.5km sur 15-16km ça fait gros. Mais comme je suis le seul et unique trajet (ce que je pense) ça doit être une erreur de première boucle. La 2e sera plus longue, je me dis. C'est plat pour bon petit bout. Oh! Le gars en avant se retourne. C'est l'entrée du top5 qui commence.



Nous terminons ce 25km dans les sentiers de vélo-montagne. Il reste 10km. Il n'y a plus de montée abrupte. Mais il n'y a plus de faux plats non plus. C'est des petites montées et descentes sans fin. Et combien de ''S''. Des courbes à 90° et 180°. C'est l'enfer!!! Pendant une montée constante, le 5e devant moi n'est plus capable de suivre. Il ralentit à vue d'oeil. J'attaque? Non! Je demeure dans ma zone. Je continue à faire ma course. Je me suis dit que je le voyais pas il y a 2 ou 3km et là il est tout juste devant moi. Il reste 8km. Je le passe. Je l'encourage. (en français) Il me dit qu'il parle anglais. Je l'encourage (en anglais). Il me dit que c'est sa première course en sentiers. Il me dépasse dans une petite descente. Je le dépasse à nouveau en montée. Et là, il est cuit. Il est au bout du rouleau. Je lui glisse un petit conseil ''on the side'' de ne pas accélérer pour rien en descente et se laisser aller. Je lui souhaite bonne chance pour la fin. (en anglais et je sais que je ne le reverrai pas de toute façon) La respiration, ça ne ment jamais. Je vois dans les courbes au loin 3 des participants qui sont devant moi. Mais comme c'est beaucoup de courbes et que c'est impossible de savoir à quelle distance ils sont, j'oublie très rapidement la chasse. Peut-être la fin, si jamais l'un d'eux casse???



Le 19e km. Les jambes commencent à ressentir le 1h40 de course assez intense. Je suis étourdi à force de tourner dans les courbes. On croise et recroise des sentiers à se demander si on s'est pas trompé de direction. La montre sonne! 20e km de complété. À ce moment précis je me suis dit <<hey il te reste 3km à faire en mode ''easy run'' et tu donneras tout ce qui tu as à donner pour les 2 derniers.>> À St-Donat j'ai arrêté 4 fois du 19e au 21e km. J'étais vidé. Il faisait chaud, très chaud. Là c'est différent. Je suis encore bien, il fait froid, mon plan de match est respecté à la lettre...le meilleur est à venir. Ça y est, je sors finalement du labyrinthe. Une belle petite montée dans du gros gazon avec une superbe vue d'automne. On sort la GoPro. Je me parle un peu en me filmant pour me changer les idées.

Soudain une femme et une petite fille avec un dossard à ma droite dans un embranchement??? Hein? Qu'est-ce qu'il font là à 3-4km de la ligne d'arrivée?? Ça tourne vers la droite. Je quitte le gazon pour une belle poussière de roche. Et là je m'aperçois que je reviens pas très loin du départ. En fait de l'arrivée!!! Hein???? Je regarde ma montre. 21.9km!!! Heuuuu ça ne marche pas là! Ok ça doit tourner à gauche? Ben non sur le plan on croisait pas de route en asphalte!! Ma montre qui n'est pas correcte? Ben non!!! Ok je me suis trompé dans les courbes qui donnent mal au coeur? Et là j'y repense. J'ai passé à 13.5km au point de départ-arrivée alors qu'ils avaient dit 15-16km. Je me suis trompé dans la première boucle??? Ben non! J'ai dépassé le gars en chandail orange. Aurait-il lui aussi pris un mauvais chemin et je l'aurais suivi??? Bordel!!! Tout ça se passe dans ma tête en à peu près 30sec. Je me sens mal. J'ai peur d'avoir ''triché''. Je déteste les tricheurs. Merde!!! 22.3km de fait! C'est inévitable je vais entrée dans l'arche d'ici 2min max. Bordel de merde!!! La dernière chose que je veux entendre c'est l'annonceur dire: <<et voilà notre gagnant du 25km, le tricheur du mont St-Hilaire, Danic Audet>> Je trotte! On dirait surement dans ma face que je ne veux pas finir. Et là l'annonceur parle: <<et voici un autre concurrent au 25km s'il s'agit de Danic Audet, bravo!!!>>. Je suis OUT! Je termine la course au ralenti comme si ce n’était pas vrai. Je cours avec un point d'interrogation dans l'front. J'entends les encouragements des quelques spectateurs présents, mais je ne pense qu'à une seule chose. Ai-je pris le bon chemin???



Tellement avoir l'air d'être trop content!!!! :P


Je m'approche de la ligne d'arrivée. Un membre de mon équipe de course, Marc Massé pour ne pas le nommer, prend des photos. Je vois quelques visages que je connais. Je vois Alister (le gars qui a fait circuit) et quelques dossards bleus qui sont les gars qui étaient à l'avant de moi. Je croise finalement le fil d'arrivée. Mon sentiment ''du gars qui n'est pas à la bonne place'' est encore bien présent. Des poignées de mains. Nancy (amie Facebook et coureuse) vient me remettre avec son plus grand sourire ma médaille. Mais encore je n'ai qu'une idée en tête. Est-ce que je me suis trompé?? Tiens! Je vais avoir la réponse. Alister Gartner, qui a terminé premier et qui a fait le circuit est là. On se connait un peu pour s'être croisé à quelques reprises dans d'autres courses. C'est ma première question. <<Alister, tout d'abord bravo pour ta première place, mais avant je veux savoir si c'est normal que j'ai juste 22.6km sur ma montre??>> Il me répond: <<oui c'est normal, je l'avais calculé à 23.4km environ. Et les gars derrière moi ont tous des distances entre 22 et 23km...>> ET BANG! La pression, le stress, le sentiment d'être pas au bon endroit, tout ce côté négatif de la fin viens de partir de ma tête et de mon esprit. Oufffffff quel soulagement!!!! Enfin je peux profiter de mon arrivée. Le seul problème c'est l'énergie que j'avais pour la finale, je l'ai encore dans les jambes. C'est assez rare que je croise le fil d'arrivée avec encore du jus. Cette fois c'était le cas. De l'énergie pour terminer rapidement (possible pace de 10km...c-à-d: cadence moyenne d'une course de 10km), mais aussi encore pour faire quelques km. Combien? Je ne sais pas trop! Mais est-ce que je serais prêt pour un 35-40km? Hummm!?

L'après-course d'une course en sentiers c'est plein de choses à se raconter. Contrairement à la course sur route, tout le monde à ses petites histoires de son aventure. Pour moi ça aura été la fin écourtée de 2.5km. Pour d'autres c'est une chute, des douleurs, arrêts, descentes rapides, difficiles montées etc etc... Mais chacun à son histoire. Les mêmes personnes avec qui nous avons parlé au début de la course nous refaisons le processus inverse à la fin de la course.

J'étais en ''solo''. Comme j'avais dit, je suis venu tout seul à la course. Ça m'arrive souvent. Donc pas trop affecté d'arriver seul, courir seul et repartir seul. Cependant, j'avais un ami qui était inscrit au 55km. Le hic! Je ne savais même pas s'il avait pris le départ. Et je savais encore moins quand, il allait passer l'arrivée. Donc, après que je me sois changé, j'ai été au fil d'arrivée pour aller encourager les ''finishers'' de toutes les distances. Ça rentrait, du 25km, du 55km, du 80km, 160km et les coureurs à relais. Bien des coureurs, mais pas de Marc. J'ai fait quelques aller-retour dans l'aire d'arrivée pour voir, mais pas de nouvelle. Vers 16:00 (ça faisait quand même 2h que j'étais arrivée) j'étais sur mon départ. J'ai décidé d'aller voir encore un 15-20min au cas ou. Au début de l'arrivée, je croise un coureur de la rive-sud avec qui j'avais couru une bonne partie d'une course l'automne passé. Je parle avec lui de sa première expérience en course de sentiers et il venait de ne compléter rien de moins que 55km. Parle, parle, jase, jase, lorsque je vois au loin sa silhouette de coureur. Je l'ai reconnu. C'était Marc qui s'approchait de l'arrivée. Son premier 55km. Je lui serre la main en courant quelques mètres avec lui et le laissant ''filer'' vers la ligne d'arrivée. J'étais très fier pour lui. Surtout content d'avoir été là pour le voir arrivé. On a parlé quelques minutes avant de regagner nos voitures respectives dans le stationnement qui étaient stationnées à une voiture près l'une de l'autre. Il y avait deux différences entre Marc et moi. Il venait de faire plus du double de la distance en plus de faire 4 fois le temps et définitivement ça lui prenait 4 fois plus de temps se pencher pour ramasser quelque chose parterre que moi. :P Sur ce je tiens à te féliciter Marc pour cet exploit hors du commun.


Pour en finir avec Bromont. C'est une très belle organisation. Je sais que l'inscription a fait peur à quelques coureurs. (levée de fonds...) Le site est parfait. Le circuit que j'ai fait (25km) était un circuit complet. Chemin terre battue, de bonnes montées, des petits bouts techniques, endroits plus faciles... C'est grand, il y a du stationnement, départ-arrivée, aire de camping (pour les braves). Les organisateurs connaissent la course, la pratique, la vivre et savent comment nous la transmettre. Bravo! L'an prochain, s'il y a, n'hésitez pas à y aller. Il y avait un 6km, un 12km (le samedi), et les plus longues courses (25-55-80km) le dimanche (sans oublier le 160km le samedi matin tôt). Je tiens à féliciter tous les membres de SMSH (Sentiers Mont St-Hilaire) qui étaient présents. Au relais: Marc Massé (et pour toute l'organisation de tes groupes - félicitations et merci de donner ton temps), Pierre Vaillancourt, Annie Richard. Au 12km: Marie-Chantale Gauthier. Au 55km: Marc Laumaillier, Christelle Roy-Corbin (45km) Au 160km: Patrice Mc Lean (90km). Bravo à vous tous. Si j'oublie des noms, je suis désolé. Je tiens aussi à féliciter Joan Roch pour sa performance sur le 160km. Lorsque tu prévois faire environ 18h et que tu ajoutes 4h de plus ça doit être toute un défi supplémentaire.

Pour en finir avec mon 22.6km. ;) Je suis très content de ma course. J'aurais aimé être sur un 28-30km. Je crois que j'aurais pu m'approcher encore plus des meneurs. Mais il faut que je regarde ce que j'ai fait comparativement à St-Donat. Je n’ai pas cassé avant la fin, j'ai pris les bouts plus faciles avec plus de modération, j'ai été plus patient et le lundi midi (le lendemain) j'allais courir un 17km sans trop de douleur. Ce que je n'aurais jamais fait le lendemain de St-Donat. Oui, je suis content et maintenant la question demeure: qu'est-ce qui s'en vient pour moi??? La mauvaise nouvelle c'est que j'en ai aucune idée. La bonne c'est que j'ai environ 6 mois pour y réfléchir. D'ici la, la satiété aura été atteinte, j'en suis certain.

Merci BromontUltra et à l'an prochain!