lundi 2 décembre 2013

L’objectif. Un phare, un guide, une obligation.


Soyons précis.
Un objectif c’est un ou plusieurs buts dans un certain espace de temps. Ça peut être à court, moyen ou long terme. Court lorsqu’on parle de semaines (moins de 2 mois), moyen (2 à 12 mois) et long terme (plus d’un an). C’est pour moi ma définition de temps d’un objectif en course à pied. Mais au-delà de l’objectif, il y a la nécessité d’un avoir un, ou plusieurs, mais d’en avoir en tout temps. 

L’objectif sera votre guide. ‘’L’ami qui court à vos côtés’’. Il sera votre phare pour vous aider à vous retrouver dans les moments les plus sombres ou difficiles.  L’objectif doit devenir indispensable pour que tout s’aligne durant vos entraînements et pendant vos compétitions. Il y a selon moi 3 objectifs primaires. Le temps, la distance et courir pour la forme.

Vouloir faire un 19m59s, un 24m59s ou encore un 29m59s sur un 5km c’est un objectif. C’est un objectif de temps. Peu importe le chiffre, il faut garder en tête que vous courez pour viser un temps.  Courir pour abattre un temps c’est bien. Mais il faut courir avec un bon entraînement et avec un bon plan qui sera nous faire progresser vers l’objectif. À l’inverse du temps il y a la distance. Si vous courez pour faire votre premier 5km, 10km ou demi-marathon, votre objectif sera la distance. Un entraînement un peu différent de celui du temps. Finalement, si vous courez pour la forme (ex : pour devenir, demeurer ou améliorer votre forme physique) l’entraînement sera assez différent de celui de la distance et bien distinct du temps.

L'importance de garder le cap.
 N’oubliez pas que ce soit pour le temps, la distance ou simplement pour courir, l’important c’est d’avoir un objectif. Il faut le connaître et surtout le respecter. Trop souvent les gens s’entraînent pour un 21.1km pour le faire (distance) et quelques semaines avant se disent : «tiens je vais essayer le demi en bas de 2h!!!» Pourquoi changer le type d’objectif à quelques jours de l’évènement alors qu’on s’entraîne depuis des mois avec un objectif réalisable et plus adapter à notre corps et surtout à notre tête? De l’autre côté, combien de fois je croise des gens qui s’entraînent très fort pour établir un nouveau record de temps et qui quelques jours avant la compétition sont encore à 100% de leur capacité durant leurs entraînements. Des coureurs qui, pour se remettre en forme (courir pour une autre raison que le temps ou la distance) se donnent des objectifs de distance parfois démesurés. Selon mon point de vue, on ne court pas un demi-marathon avec un surplus de poids de 40-50% de notre poids santé. Même un 10km, qui est un effort pour plusieurs d’au-delà d’une heure, est quelque chose à la limite du corps. Trop souvent les coureurs débutants se blessent dès leurs premières compétitions précisément à cause de l’objectif erroné. Pourquoi ne pas commencer par le début? Un 2km, un 5km, 10km etc…. Je ne dis pas que c’est impossible, mais simplement de demeurer avec votre objectif du départ.

Les objectifs-défis!
Je ne suis pas contre aucun défi. La preuve j’en suis l’instigateur depuis 2 ans au mont St-Hilaire avec le D5S (Défi des 5 sommets – 25km) Tout le monde peut s’inscrire. Mais peu de monde se rendre jusqu’à la fin (20-25%) Et vous savez quoi? Je suis content que le monde s’écoute et respecte leur corps. Se blesser durant un défi se serait un peu comme se blesser en s’étirant avant une compétition. Nous savons tous que ça ne compte pas et que le plaisir de courir passe bien avant de celui de vouloir compléter à tout prix le défi. Justement, parlons du défi de décembre. Courir 310km, soit 10km par jour pendant 31jours. C’est un défi réalisable. Et qui peut même paraître facile. Un peu comme l’achat d’une voiture avec des paiements facile pour aussi peu que 15$/jour. (l'auto vous coûte quand même 30 000$ après 5ans), Mais c’est un défi qu’on doit  avoir inséré dans nos objectifs à moyen terme. Donc, un objectif qu’on devrait avoir mis en place au mois d’octobre et avoir une préparation adéquate. Par exemple, augmenter nos sorties de 4 à 5 jours semaine à la fin octobre et de 5 à 6 en novembre (et 7jours/sem l’avant-dernière de nov) pour arriver en décembre et passer de 6 à 7 jours avec un plan de repos, d’étirements et musculation. Vous savez, courir 70km par semaine ce n’est pas rien. Personnellement, je n’ai aucun temps à mettre dans ce genre de défi et j’invite tous ceux qui le font à bien réfléchir avant de s’embarquer.   Encore une fois je n’ai rien du tout contre ce défi. C’est juste d’avoir un bon plan de préparation et de ne rien prendre pour acquis.

L’objectif en tête.
L’ultra conservateur que je suis vous suggère une chose. D’avoir en tête un ou des objectifs précis et les intégrer à votre plan d’entraînement comme ils devraient être inclus. Ne pas courir (sans faire de jeu de mots) à droite et à gauche et sauter sur tout ce qui bouge. Encore une fois, l’entraînement devra être à l’image de ce que vous voulez être, devenir et surtout pour vous éviter de bien mauvaises surprises durant vos compétitions, défis ou tout autre évènement. Tenter de ne pas déroger de vos objectifs fait partie de votre discipline personnelle. Au bout du compte, vous ne pouvez qu’en sortir gagnant et en pleine forme tout en évitant les blessures. Ces blessures qui arrivent très fréquemment après des sorties trop longues, mal adaptées et des intensités trop peu testées en entraînement et qui malheureusement trop souvent surviennent (les blessures) pendant les compétitions. 

Les objectifs c’est bien beau, mais comment les intégrer à un entraînement? Avez-vous un entraîneur? La très grande majorité des coureurs est sans entraîneur.  Alors on fait comment? Lors de mon prochain billet, je vais approcher les entraînements. De manière très générale, mais ce sera un début.  

Il y a maintenant 2 ans que  toutes mes sorties sont planifiées par mon entraîneur. Il y a maintenant 2 ans que toutes mes compétitions (ou presque) se soldent par des records personnels. S’entraîner ce n’est pas tout. Il faut aussi savoir comment  s’entraîner. Et vous savez quoi? C'est payant et encourageant. Des objectifs j'en veux encore pour longtemps. Et vous?  

Bien hâte de vous en glisser un mot…ou deux! ;)

Allez, bonne course! :)



mercredi 13 novembre 2013

Votre vitesse vous appartient


Courir, courir plus, courir plus vite, courir plus vite et surtout plus longtemps.

Voilà d’où je tire mon titre de mon blog. Pour moi tout s’enchaîne parfaitement. Si vous ne voyez pas exactement où je veux en venir, tant mieux. Vous apprendrez à connaitre mes pensées directrices sur la course à pied. Et n’oubliez pas! C’est toujours selon mes expériences de course et surtout selon mes compétences de coureur que je suis. Je ne tenterai jamais d’aller au-delà du coureur qui m’habite. De toute façon ça ne serait pas honnête pour vous et encore moins pour  moi.

Votre vitesse vous appartient.

Est-ce que vous vous souvenez de votre première sortie? Vos tous premiers pas de course? Le premier et très difficile 1 km? Si oui, tant mieux. Si non, essayez de vous rappeler comment était votre pas de course, votre foulée, votre posture, vos bras, vos jambes, vos pulsations cardiaques, vos souliers!? Mais surtout est-ce que vous vous souvenez de votre vitesse? Admettez-le. Si aujourd’hui vous courriez encore à la même vitesse sur cette même première distance, vous auriez abandonné la course à pied à tout jamais.
Je n’essaie pas de vous convaincre. Mais j’essaie de vous faire comprendre que par défaut, tous les coureurs veulent allez plus vite. Plus vite oui, mais aussi courir plus loin. En réalité c’est de courir plus vite plus longtemps. C’est aussi simple que ça. Mais aussi complexe en même temps. La variable de la course c’est votre vitesse pas la distance. Lors d’une course de 10 km, vous savez que vous allez courir sur 10 000m. Votre résultat sera votre vitesse du moment. Et soyons franc, le prochain temps visé sera au mieux égal ou mieux que votre dernier temps. Vous voudrez donc courir plus vite et plus longtemps.
Si vous n’adhérez pas à ce que je tente de vous démontrer, ce blog sera vous le démontrer  tout au long de son existence. Si vous vous y repérer déjà, vous aller découvrir plein de petits trucs et conseils qui seront mieux vous guider. Je l’espère. 

À chacun sa vitesse

Souvent les gens me disent «oui, mais toi tu cours vite».  C’est peut-être vrai pour eux. Et après? Mais ma vitesse m’appartient. Tout comme la vôtre. Je trouve qu’il y a des milliers de personnes qui courent plus vite que moi. Et alors?!? Ça ne change rien à mes temps ou mes objectifs.  Ne vous occupez pas de la vitesse des autres. Lorsqu’on regarde simplement les résultats, la vitesse étant la résultante directe de l’entraînement, on regarde uniquement le résultat pur d’un coureur. Derrière l’arbre se cache une méchante grosse forêt. On ne voit pas tout son entraînement. Et avouons-le, ce serait injuste (tant pour vous que pour lui) de se comparer avec un autre coureur sans avoir tous les détails pour justement faire une comparaison équitable.

Mais comment fait-on pour courir plus vite? Doit-on courir plus vite en entraînement? On augmente ou on diminue le volume? (distance). Si on résume très sommairement, il faudrait augmenter les deux variables à l’entraînement. L’intensité et le volume, mais avec plusieurs variantes. Pour y arriver et surtout pour comment y arriver, il faut du temps, de la patience, des objectifs et un bon plan d’entraînement. Ce n’est pas sorcier, ni très compliqué, mais il faut commencer par le début et ça c’est la chose la plus importante à retenir. Vous ne passerez pas de 30min sur un 5km à 20min en 2mois. Les processus d’apprentissage en course à pied sont longs. Sauter les étapes nous rapproche des blessures et bien entendu la perte du plaisir de courir. Dans les prochaines semaines je reviendrai sur le sujet de l’entraînement.

À venir… (prochain billet)

Les objectifs
Mon prochain billet portera sur les objectifs. Le fameux ‘’pourquoi courons-nous’’. Au-delà de l'inspiration se cache l'objectif. Petit pour certains, gigantesque pour d'autre. Je connais qu’un seul coureur qui ne court que pour courir. Il s’appelle Forest Gump. Nous avons tous des objectifs. Ce sont nos guides, nos inspirations et nos raisons de courir à tout et chacun. Vous êtes sans objectif? Certain? Selon moi, c’est un des éléments les plus importants lorsque nous laçons nos souliers de course prêts à sortir pour une autre journée d’entraînement ou pour une autre compétition.

Bonne course!

lundi 4 novembre 2013

L'introduction de mon nouveau blog



C'est en toute simplicité que j'entreprends mon nouveau blog. Au fil des secondes, des minutes, des heures, des jours, des semaines, des mois et des années, j'ai acquis de l'expérience dans le domaine de la course à pied. Je veux humblement m'en servir pour aider les prochains coureurs et aider les coureurs actuels qui veulent s'améliorer. Quoi écrire dans une introduction de blog? En fait, je pourrais vous dire que je suis un coureur depuis 5ans. Je pourrais aussi vous dire que j'aimerais commencer mes premiers billets avec des conseils pour les débutants. Je pourrais vous contez mon parcours de coureur, mes inspirations, mes courses, mes objectifs dans prochaines années... Je pourrais vous parler de plusieurs choses effectivement.
Je choisis donc d'y aller avec ma première idée. C'est-à-dire l'idée qui a déclenché le processus du blog. Au cours des derniers mois, plusieurs fois j'ai pris des notes sur plusieurs sujets et j'ai quelques conseils, trucs, solutions, expériences à vous partager.

Je voulais y aller par sujet, mais je vais débuter par le commencement. Je vais commencer par le premier point qui selon moi m'aurait aidé le plus lorsque j'ai commencé à courir. Vous commencez? Vous êtes dans vos 3 premières années de course? Comment va votre corps? Quoi! Vous ne le savez pas? Il serait grandement temps de consulter un spécialiste. Vous voulez vous mettre à courir 5, 10 ou peut-être même un 21km sans même savoir comment votre structure peut ou va suivre? Et voilà le premier conseil. CONSULTEZ! Plate comme premier conseil hein? Très plate! Je vous l'accorde. Mais si je pouvais retourner 5 ans en arrière c'est la première chose que je ferais. Imaginez tous les problèmes que j'aurais pu éviter. Tout le temps que j'aurais sauvé. Et maintenant que vous le savez, imaginez à votre tour combien de problèmes vous allez pouvoir éviter. Bien entendu vous ne le savez peut-être pas. C'est pour moi la plus grosse erreur que j'ai faite lorsque débuté la course. Le fameux ''l'avoir su'' est arrivé 2 ans et demi après mes débuts. J'ai été chanceux. Mais combien de fois j'aurais pu éviter des petites douleurs, inconforts, mauvaises postures de course, etc etc... En plus si vous êtes assuré, les consultations ne vous coûteront pratiquement rien et vous saurons d'un grand bien. Mais on consulte qui au juste? Combien de professionnels? Moi je suggère d'aller voir 3 spécialistes. Un chiropraticien, un physiothérapeute et un ostéopathe. Les trois? Bien oui! Et pourquoi pas! Je vous suggère d'aller lire les définitions sur ce lien (http://pilule.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=122)

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. Rapidement voici les approches des trois pratiques:
-La chiropratique met de l’avant les pouvoirs de récupération et de guérison naturelle de l’individu, sans avoir recours à la médication ou à la chirurgie. Le principe de base est que la structure gouverne la fonction.
-La physiothérapie est une approche de rééducation articulaire, musculaire et neurologique. Donc, ces fonctions vont être activées par des méthodes et des exercices, tels que la thérapie manuelle, des agents physiques comme la chaleur, la glace, ou les ultrasons, un programme de rééducation par l’exercice.
-En ostéopathie, le point de départ c’est que le corps est un tout qui sait quoi faire, comment s’auto-réguler, s’auto-guérir. Lorsqu’il n’y arrive pas, c’est qu’il y a un problème, que le corps a du mal à créer son équilibre. Donc, pour nous, le travail consiste à chercher l’endroit où se situe le problème et la cause.  

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Personnellement, j'ai consulté les trois et je peux dire que chacun m'a apporté un bien fait pour la course à pied. Bien attendu il y a d'autres spécialités (ex: kinésiologue, podiatre, médecin sportif, massothérapeute, etc...) J'ai consulté aussi ces autres spécialités, mais pour le départ les trois premières spécialités sont plus recommandées. Par exemple, pour moi, durant les deux premières années, aller voir un massothérapeute n'était pas vraiment nécessaire. Mes entraînements étaient assez calmes et surtout l'intensité et le volume étaient absents. Mais aujourd'hui, la massothérapie est vraiment incluse dans ma récupération de course et pour éviter des blessures (ou aider à les faire passer) Dernier petit point. Essayez tant que possible de consulter des spécialistes qui pratiquent la course à pied ou qui ont pratiqué la course à pied. Ils pourront vous guider encore mieux et surtout vous comprendre en tant que coureur.

Et voilà! Ça termine mon premier billet. C'est mon meilleur conseil du débutant. Allez consulter et surtout n'hésitez pas! 

Je termine en vous disant que le titre de mon blog sera mon prochain billet. Courir plus vite plus longtemps. Je vais tenter de vous convaincre que pratiquement tous les coureurs recherchent cet objectif et souvent sans même le savoir. Et ce, peu importe votre vitesse.

Merci de m'avoir lu! :)